Rencontre avec Yves Duteil

On ne présente plus Yves DUTEIL, artiste de renommée mondiale qui a su, depuis les années 70, en surpassant toutes les modes et toutes les tendances musicales, imposer son style et se faire une place méritée dans « la nouvelle chanson française ».

J’avais déjà eu le bonheur de lire deux articles qu’il a écrits spécialement pour deux de mes livres :

  • sur Léo Ferré, artiste de vie (éditions Dédicaces) :

« Bravo, Thierry pour ce Léo très personnel, ce « drôle de type » qui a su séduire dans la confrontation et qui nous a tous « ferrés » à l’âme sœur de son cœur… Tous mes vœux de succès pour ce bel ouvrage. Amitiés, Yves Duteil »

  • sur Édith Piaf, hymne à la môme de la cloche (éditions Dédicaces) :

« Bravo, Thierry pour cette longue lettre d’amour à celle qui vous a accompagné en musique, en histoire, en passion et en fascination pendant toute votre vie… en décalage de génération, en harmonie d’admiration. Longue vie à « votre » Édith, à notre Piaf que vous faites vivre avec bonheur… Amitiés, Yves Duteil »

Par la suite, nous avons correspondu, puis nous nous sommes retrouvés avec plaisir au salon du livre de Saint-Florentin (Yonne), le 11 juin dernier.

Après m’avoir dédicacé son 3ème album (Prendre un enfant), Yves DUTEIL, au cours d’une conversation amicale, m’a écouté lui chanter quelques mesures d’une chanson qui est restée ma préférée dans son répertoire : Marie merveille, Marie bonheur. C’est cette chanson qui m’a fait découvrir l’artiste dans une émission pour la jeunesse – j’avais alors 12 ans. J’étais impressionné car, si j’avais de la voix étant jeune, je n’en ai plus que la moitié maintenant. Yves n’a pas été de cet avis, estimant, après m’avoir écouté, que j’en possédais encore plus de la moitié ! Venant d’un professionnel comme lui, cette appréciation m’a causé un vif plaisir !

Je vous souhaite à tous de rencontrer cet artiste si sympathique et si ouvert.

Thierry ROLLET

Thierry ROLLET et Yves DUTEIL (SDL ST FLORENTIN 11 06 17)

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La littérature de jeunesse

J’ai plusieurs fois écrit sur ce sujet, du fait que, selon le proverbe bien connu : « On revient toujours à ses premières amours. » La littérature de jeunesse est mon premier amour d’écrivain car elle fut la source d’inspiration de mes premiers romans dès 1981. Certes, elle fut presque immédiatement contrariée du fait de la disparition de la mythique collection Signe de Piste, dont les publications et les auteurs les plus connus (Serge Dalens, Jean-Louis Foncine et les dessins de Pierre Joubert) ont enchanté plusieurs générations d’enfants et d’adolescents. Il m’a fallu attendre jusqu’en 2012 pour apprendre que cette collection, après diverses tentatives de reprises toutes avortées, venait d’être rééditée par les éditions Delahaye , qui ont accepté de reprendre mon premier roman Kraken ou les Fils de l’Océan et d’en éditer d’autres depuis. Je travaille en ce moment sur un autre projet de tétralogie avec l’un des autres auteurs du Signe de Piste.
Pardonnez-moi d’avoir cité d’abord mon exemple : c’était seulement pour démontrer que la littérature de jeunesse, après avoir connu un ralentissement, retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse et bénéficie d’un engouement certain. Oui, les jeunes lisent ! Il leur faut de l’aventure, du suspense, de la distraction, de l’histoire, de l’imaginaire et aussi de l’amitié et de l’espérance. Telles sont justement les valeurs défendues par le Signe de Piste.
Non, je ne fais pas de réclame : je désire avant tout prouver que la littérature de jeunesse n’est pas une sous-littérature mais un genre littéraire à part entière. En outre, je voudrais faire savoir que tout auteur peut s’y mettre, s’il est capable de se placer à la portée du jeune public et de ce qu’il attend de ses auteurs préférés : de la sincérité et une écoute permanente, en surplus des valeurs précitées.
Certes, bien des éditeurs peu scrupuleux ont placé dans des collections pour adolescents des œuvres classiques qu’on étudie à l’école mais sans aucun rapport avec ce qu’attendent les jeunes. Ainsi, l’ancienne collection 1000 Soleils des éditions Gallimard, vantée par cet éditeur comme étant « la bibliothèque idéale de chaque adolescent », n’avait pas hésité à publier l’Étranger d’Albert Camus. Ce choix n’est pas du tout défendable, Camus – qui est un de mes auteurs préférés, je le souligne – n’ayant jamais eu pour principe de s’aligner dans les collections pour le jeune public. Par ailleurs, des romans comme l’Île au trésor de Robert-Louis Stevenson et les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift furent placés dans ce registre alors qu’ils n’étaient en aucune façon dédiés au jeune public au moment de leur publication. S’il faut dater la littérature de jeunesse en France, on retiendra plutôt la seconde moitié du 19ème siècle avec Jules Verne et ses Voyages extraordinaires – parodiés par son illustre imitateur, Paul d’Ivoi, avec ses Voyages excentriques : ainsi commença dans notre pays la littérature de jeunesse. On peut citer aussi Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Verne, qui publia le roman bien connu les Patins d’argent sous le pseudonyme de P. J. Stahl. La vogue était lancée et n’a jamais démérité, malgré les vicissitudes du marché.
Donc, la littérature de jeunesse est dans le vent ! Raison de plus pour que j’y retourne moi-même – en surplus des déceptions que m’a causées la littérature pour adultes. Le Masque d’Or s’efforcera de ne pas rester lui-même en dehors de ce nouveau circuit : il créera bientôt une collection pour jeunes. Auteurs, à vos claviers !

Thierry ROLLET

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