L’auteur le plus apprécié… c’est qui ? C’est quoi ?

Bien des sites de ventes de livres (la Fnac, Amazon…) nous invitent à laisser des commentaires sur les livres que nous avons achetés chez eux. Bien entendu, il ne s’agit pas pour ces enseignes commerciales de faire plaisir à l’auteur, mais plutôt d’assurer leur notoriété en utilisant ces commentaires dans un but essentiellement publicitaire.

Amazon est l’un des plus encourageants dans ce sens, puisque son idéologie a toujours été de s’assurer une place dominante sur le marché en vendant de tout partout. Bien des commerçants lui vouent une rancœur non dissimulée, du fait de son attitude arrogante. C’est justement cette attitude qui favorise un phénomène qui se fait de plus en plus jour dans la critique littéraire – celle des consommateurs, entendons-nous bien.

Ainsi, c’est lorsqu’un même auteur bénéficie d’un nombre confortable de commentaires, positifs ou négatifs, que l’on peut observer ce phénomène.

Comme il ne peut plaire à tout le monde, l’auteur peut recevoir autant de commentaires négatifs que positifs. Quand on les lit attentivement, on constate que les commentaires négatifs sont tous différents, selon leurs critères et leurs signataires, qui sont rarement les mêmes. Par contre, les commentaires positifs émanent très souvent des mêmes personnes et se répandent en éloges à ce point dithyrambiques qu’ils en deviennent outranciers et, par le fait même, fort peu crédibles.

Le constat s’impose de lui-même : les commentaires positifs (et outranciers) émanent des amis de l’auteur, qui l’abreuvent d’éloges pour lui faire plaisir – on est amis ou on ne l’est pas ! Quant aux autres, les moins engagés et souvent les plus négatifs, ils proviennent d’inconnus, qui n’ont jamais vu l’auteur et ne jugent que son livre.

Conclusion : lorsqu’un auteur ne reçoit d’éloges que de ses intimes et d’une façon outrancière, on peut en déduire que son(ses) livre(s) ne vaut(valent) pas grand-chose, sans quoi le public en général lui réserverait un accueil plus nuancé et plus sincère.

Auteurs, méfiez-vous des dithyrambes, des flatteurs. De même, ne croyez pas que les critiques négatives condamnent votre ouvrage : elles doivent servir avant tout à faire votre autocritique, donc à vous permettre de progresser. Enfin, si vous rencontrez des critiques injurieuses ou, du moins, outrancières dans leurs jugements négatifs[1], faites comme les Apôtres : secouez la poussière de vos pieds et passez votre chemin.

 

Thierry ROLLET

[1] Par exemple, si une critique accuse l’auteur de ne pas savoir écrire. Celui qui émet ce jugement prétentieux est-il écrivain lui-même ? Sûrement pas car, s’il l’était, il n’oserait pas juger ainsi ses pairs ! Rejetez donc ce genre de trublion, qui ne mérite que votre mépris.

Rencontre avec Yves Duteil

On ne présente plus Yves DUTEIL, artiste de renommée mondiale qui a su, depuis les années 70, en surpassant toutes les modes et toutes les tendances musicales, imposer son style et se faire une place méritée dans « la nouvelle chanson française ».

J’avais déjà eu le bonheur de lire deux articles qu’il a écrits spécialement pour deux de mes livres :

  • sur Léo Ferré, artiste de vie (éditions Dédicaces) :

« Bravo, Thierry pour ce Léo très personnel, ce « drôle de type » qui a su séduire dans la confrontation et qui nous a tous « ferrés » à l’âme sœur de son cœur… Tous mes vœux de succès pour ce bel ouvrage. Amitiés, Yves Duteil »

  • sur Édith Piaf, hymne à la môme de la cloche (éditions Dédicaces) :

« Bravo, Thierry pour cette longue lettre d’amour à celle qui vous a accompagné en musique, en histoire, en passion et en fascination pendant toute votre vie… en décalage de génération, en harmonie d’admiration. Longue vie à « votre » Édith, à notre Piaf que vous faites vivre avec bonheur… Amitiés, Yves Duteil »

Par la suite, nous avons correspondu, puis nous nous sommes retrouvés avec plaisir au salon du livre de Saint-Florentin (Yonne), le 11 juin dernier.

Après m’avoir dédicacé son 3ème album (Prendre un enfant), Yves DUTEIL, au cours d’une conversation amicale, m’a écouté lui chanter quelques mesures d’une chanson qui est restée ma préférée dans son répertoire : Marie merveille, Marie bonheur. C’est cette chanson qui m’a fait découvrir l’artiste dans une émission pour la jeunesse – j’avais alors 12 ans. J’étais impressionné car, si j’avais de la voix étant jeune, je n’en ai plus que la moitié maintenant. Yves n’a pas été de cet avis, estimant, après m’avoir écouté, que j’en possédais encore plus de la moitié ! Venant d’un professionnel comme lui, cette appréciation m’a causé un vif plaisir !

Je vous souhaite à tous de rencontrer cet artiste si sympathique et si ouvert.

Thierry ROLLET

Thierry ROLLET et Yves DUTEIL (SDL ST FLORENTIN 11 06 17)

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